De Lucienne à Claire

Lucienne et son mari, 1984.
Tous les soirs, Lucienne posait ses mains sur la nuque de son mari. Dix minutes, sans un mot. Sa petite-fille Claire a grandi en regardant ce geste. Elle en a fait son métier : kinésithérapeute, vingt-deux ans de nuques et d'épaules.

Claire, dans son cabinet.
Dans son cabinet, une phrase revenait sans cesse : « Je n'ai personne pour me masser le soir. » Alors Claire a voulu mettre le geste de sa grand-mère dans un objet. Deux mains qui roulent, pas qui tapent. Une chaleur douce dans les paumes, à 42 °C. Dix minutes, puis le calme.
Calie porte le prénom de ce rituel : un câlin pour la nuque, chaque soir.